Fourberie

Fourberie_affiche

« Soit tu choisis ton or, soit tu choisis ton sang ! »

SYNOPSIS

Cinq amis d’enfance, tous comédiens, se retrouvent dans un restaurant pour préparer le braquage d’un atelier de diamantaire dont le butin espéré sera destiné au rachat d’un petit théâtre qui leur permettra enfin de faire éclore leurs talents.
Pour protéger leur anonymat et agrémenter la future poussée d’adrénaline, ils ont décidé d’endosser l’identité de célèbres personnages du répertoire de Molière, chacun jetant son dévolu sur le « rôle » le plus proche de son caractère initial. Durant le braquage, ils pousseront ce concept audacieux jusqu’à utiliser une langue très proche de celle employée par le grand Jean-Baptiste Poquelin, Molière.
La cupidité et l’absurde faisant bon ménage, il se trouve que le diamantaire convoité est une incarnation naturelle de l’un des personnages les plus fameux du répertoire de… Shakespeare. En effet, celui-ci va s’avérer être une sorte de Iago parfait, représentant à lui seul un parangon de bassesse et de mesquinerie.
La confrontation de ces deux univers issus du théâtre classique sera bien évidemment dramatique.

LES REALISATEURS


Laurent-Jumeaucourt


Laurent Jumeaucourt, formé chez Dominique Viriot et John Strasberg. Il débute au théâtre dans Electre de Jean Giraudoux mise en scène par Jean Dalric. Au cinéma, il joue notamment dans The Transporter de Louis Leterrier et Angel-A de Luc Besson.
Actuellement à l’affiche de A.L.F. long-métrage de Jérôme Lescure dans le rôle du Lt. Belvaux.
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Nicolas-Herman


Nicolas Herman, natif de Belgique, formé au conservatoire de Liège au cours Florent. Il débute au théâtre en 1998 dans On ne badine pas avec l’amour mise en scène par Jean-Claude Brialy. Il oscille depuis entre théâtre, cinéma et télévision, notamment dans la série historique Tropiques Amers de Jean-Claude Flamand-Barny et Le Coach d’Olivier Doran.
Il sera à l’affiche aux côtés de Gérard Lanvin et Jean-Hugues Anglade d’Amitiés Sincères de François Prévôt-Leygonie et Stéphan Archinard (sortie janvier 2013)
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INTERVIEW DES REALISATEURS

par Kady Adoum Douass, journaliste de « La Matinale » de Canal+

À vos débuts Nicolas vous vous êtes surtout frotté au répertoire classique du théâtre. On vous imagine habitué aux rôles de jeune premier et pas aux « voyou ». Est ce que c’est pourtant ce genre de rôle que vous aimeriez vous voir confier plus souvent ?
NH. La qualité d’un rôle n’est pas dans sa fonction mais dans sa création… L’intérêt d’un comédien est de pouvoir incarner différents personnages. J’ai donc autant envie de jouer un jeune premier ou un voyou mais ce qui me passionne le plus c’est la force de l’écriture et la recherche du personnage.

Est-ce le manque de jouer au théâtre, de revenir à vos classiques qui vous a donné l’envie d’en mettre une « dose » dans ce film que vous avez co-écrit ?
NH. Le manque certainement mais surtout l’envie de dire que malgré le temps qui passe les qualités et vices des hommes traversent les époques. Nous côtoyons chaque jour un Scapin ou un Harpagon. Molière reste l’un des plus grands visionnaires de tous les temps.

Laurent, vous avez surtout été formé à la méthode américaine. Qu’est-ce que cette façon de jouer avait de plus à vos yeux ?
LJ. L’unique outil que nous avons en tant que comédien est notre corps. L’expérimenter en travaillant sur nos émotions est une force incommensurable pour un acteur. L’Actor Studio est un passage obligatoire pour un acteur, il nous rend plus instinctif, et plus créatif pour jouer.

On vous imagine volontiers dans les films plutôt sombres. Est-ce que cette “fourberie” est votre première traversée du côté de la comédie ?
LJ. La comédie ne serait-elle pas la plus grande tragédie ? La comédie a fait partie de mon expérience, puisque j’ai joué La Revanche de Louis XI écrit par Martin Lamotte au Point Virgule. J’y jouais plusieurs personnages dont le chevalier masqué et même un nain ! Une vraie rigolade.

Pour en revenir au film… Un braquage, un peu de Molière, un peu de Shakespeare et beaucoup de XXIème siècle… Vous ne craignez pas de dérouter vos spectateurs ?
NH. Notre objectif a été de se surprendre pendant l’écriture et donc de surprendre le spectateur. En relisant nos classiques, nous étions agréablement surpris de la modernité des personnages et surtout des situations.

Mais que diable êtes-vous allés faire dans cette galère ?
LJ. On aime résoudre les galères. Déjà notre métier est une vraie galère (rire)… Non, juste une équation à plusieurs inconnues que nous avons réussie à résoudre.

Saviez vous que trois siècles plus tôt, après la faillite de sa troupe, Molière s’était retrouvé ruiné comme vos personnages. C’est un hasard ou c’est ce qui vous a inspiré ?
NH. C’est un hasard. Nous nous sommes laissés porter par notre fil conducteur : l’amitié et la fraternité de nos personnages prêts à tout pour rester intègres. Le tout pimenté d’une petite dose de risque. La liberté est un luxe mais à quel prix !

Si Molière revenait de quel cinéma selon vous se sentirait il le plus proche ?
LJ. Le plus proche ?… (un temps)… Le cinéma de Chaplin et de Cassavetes, drôle, cruel mais tellement juste.

Quelle a été l’étape la plus difficile dans l’écriture ensemble ?
NH. Être à l’heure pour écrire !!!… Non, aucune car nous sommes complémentaires.

Vous assumez vos différences qui semblent justement créer une complicité entre vous. Quelle est la qualité que l’un a et qui manque a l’autre ?
NH. Une petite dose d’anxiété avec une grosse dose de générosité, ça fait du bien dans ce monde de brute.
LJ. Une petite dose de générosité avec une petite grosse dose d’anxiété !!!

Quel personnage de fiction ressemble le plus a Laurent ? À Nicolas ?
LJ. Un mélange de Goldorak et de Peter Sellers dans The Party, l’un de mes films de chevet.
NH. Les personnages de Tim Burton ou… François Perrin dans La Chèvre !

Alors, « FOURBERIE »… Comédie ou tragédie ?
LJ. Fourberie une cométragédie… Je viens peut-être d’inventer ce mot…
NH. Comédie, car nos personnages sont drôles et attachants. Tragédie parce qu’il faut bien que les masques tombent.

Après cette expérience d’écriture, envie de réitérer ?
LJ. Notre métier est tellement difficile qu’il faut faire les choses par nous-même,. Alors oui écrire, jouer et dire ce que nous ressentons.

Une adaptation au théâtre est-elle déjà envisageable ?
NH. Au théâtre je ne pense pas. Mais developper cette histoire courte pour en faire un long-métrage, YES !!!

GENESE DU PROJET

La genèse de Fourberie nous a été tout d’abord inspirée par l’observation quotidienne de nos contemporains. A la sortie de nos cours de théâtre, il nous a toujours paru frappant de constater que les comportements et les caractères dépeints par Molière dans ses oeuvres trouvaient encore une résonance évidente dans une société moderne. Tous les travers de l’homme si finement brossés par le grand dramaturge sont toujours d’actualité. Chaque quidam des années 2000 héberge sans le savoir un personnage de Molière. Seules les situations et les catégories ont changé.

Animés par le désir de mixer une forme de réalité urbaine et une psychologie venant du théâtre classique, nous avons délibérément choisi de faire se rencontrer le film d’action et la Comédie Française. De surcroît, nous y avons adjoint le spectre d’une autre figure tutélaire qui domine la scène de toute sa hauteur : Williams Shakespeare, car les doutes constamment entretenus quand à sa prétendue existence nous ont semblé trouver un écho particulier à travers l’inquiétante puissance d’Internet qui alimente sans cesse toutes sortes de théories conspirationnistes.

Il va sans dire que le décalage détonnant imposé par le croisement de genres aux antipodes l’un de l’autre ne pouvait être qu’attirant cinématographiquement parlant. En bref, asseoir à la même table Tarantino, Molière et Shakespeare nous paraît exciter suffisamment l’appétit pour donner envie d’être parmi les convives…

LA REALISATION et LES DECORS

Ce court-métrage s’articulera autour de trois décors bien distincts, éléments essentiels à la réalisation technique et esthétique du film dont chacun doit servir le récit et définir l’intention de réalisation.

LE RESTAURANT (Hôtel du Nord, Paris Xème)
Visuellement nous chercherons à restituer une atmosphère théâtrale au sens le plus littéral du terme (caméra fixe). Nous insisterons en tout premier lieu sur une lumière particulièrement étudiée, plutôt diffuse et tamisée, comme provenant d’un éclairage à la bougie – à l’instar de celle utilisée dans certains plans de Barry Lindon de Stanley Kubrick. La décoration sera à l’avenant. Dominera principalement l’utilisation de matériaux riches protégés par de lourdes tentures tirant sur le pourpre, lorgnant du côté d’un univers très proche des deux célèbres films de Baz Luhrmann – Roméo et Juliette et Moulin Rouge.

LA PLACE (Place Dauphine, Paris Ier)
Nous avons d’ores et déjà décidé de nous servir d’un décor naturel, en l’occurrence une place parisienne dont l’architecture permettra de « déréaliser » la situation et le récit. Les façades uniformes et dépouillées apporteront immédiatement une ambiance proche des aspirations de Sergio Leone et de la brutalité esthétique d’un Sam Peckinpah, le tout soutenu par une lumière construite de façon à restituer une froideur qui « ralentit » les êtres et les choses. Nous y porterons également une attention particulière au son, qui prendra la forme d’un intervenant à part entière à la manière, là encore, d’un certain Sergio Leone…

L’ATELIER DU DIAMANTAIRE (Théâtre du Trianon, Paris XVIIIème)
En ce qui concerne cette partie du film, qui en constitue l’apogée, nous viserons une réalisation nerveuse et imposante où la décoration des bois précieux, secrétaires-vitrines, sculptures, étoffes et moquettes de couleurs chaudes auront une place d’importance. La tonalité générale des lieux nous ramènera davantage à une période « victorienne » mâtinée de gothique, ceci afin d’évacuer toute tentative de rapprochement avec une certaine forme de modernité. L’endroit se doit d’être « shakespearien » sans le signifier. Ce doit être absolument l’écrin « figé » de « Iago ».
Pour le braquage proprement dit, le rythme sera crucial et le jeu des acteurs tendu à l’extrême (caméra épaule et steadycam). Nous y retrouverons à la fois la frénésie maîtrisée de Heat de Michael Mann et la fébrilité touchante d’un polar social d’Un Après-midi de Chien de Sidney Lumet…
Nous précisons que la pirouette finale du scénario n’engage pas un changement radical de décor. Nous jouerons avant tout sur les axes et un montage serré.

LES COMEDIENS

Pour incarner les rôles principaux de FOURBERIE, nous nous sommes entourés de :

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Tony Gaultier
« Harpagon »

Samir Boitard

Samir Boitard
« Don Juan »

Eric-Poulain

Eric Poulain
« Iago »

Annabelle-Hettman

Annabelle HETTMANN
« Agnès »

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Gwenaël CLAUSE
« Alceste »

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Anthony BASTIE
« Sacpin »

L’EQUIPE DU FILM

Afin de mener à bien le projet, nous nous sommes entourés de techniciens professionnels et expérimentés.

La photographie sera assurée par le talentueux directeur de la photo et chef opérateur Antoine Carpentier, également photographe au célèbre Studio Harcourt. Filmographie sélective : Line of Sight de Assel Mansour, A.L.F. de Jérôme Lescure, Quand le vent tourne de Robert Field, Caron de Pierre Zandrowicz, Vanilla Poison de Rémy Binisti, Le Train Bleu de Stéphanie Assimacopoulo, W40K,Exterminatus et Une Histoire de Famille de Paul Doucet, Entre Désirs de Cristina Palma de Figuereo
http://www.antoine-carpentier.com

La musique – aux influences orientées Nina Simone, Erik Satie, Lully et Lalo Schifrin – sera composée par Nicolas « Soulnico » Kristy
http://www.myspace.com/soulnico

La direction artistique sera menée par Irène Marinari, diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Milan et de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD).
Filmographie sélective « Chef Décoratrice » : Suzanne de Wilfried Méance, série Inside pour les 30 ans du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, Ôte-moi d’un doute de Céline Robineau et Virginie Bernard, Le Train Bleu de Stéphanie Assimacopoulo, W40K Exterminatus de Paul Doucet, Une nuit dans Paris de Anissa Bonnefont
http://www.irenemarinari.com

Nous seront également accompagnés du 1er assistant-réalisateur, scénariste et producteur Stéphane Chaput, notamment assistant des réalisateurs Talal Selhami (Mirages, Théâtre Bizarre II), Grégory Morin (Paris by Night of the Living Dead, Dernier Cri), Juan-Carlos Medina (Mauvais Jour, Rage, Insensibles), Jean-Frédéric Chaleyat, Julien Mokrani (Welcome to Hoxford), Romain Basset (Fièvre), Maxime Potherat (Les Derniers Hommes), ainsi qu’assistant du metteur en scène Michel Laprise du Cirque du Soleil.
http://www.imdb.com/name/nm3727429

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